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LA VIDEO DU TRAIL HIVERNAL 2018

Coincé deux weekends de plus à Paris à cause des routes enneigées qui empêchent tout retour en Auvergne (je suis sûr que les Auvergnats le font exprès), je dois ronger mon frein en courant dans les forêts Franciliennes. Pourtant, il me semble bien que nombre de mes copains ont déjà sorti les planches ou les pioches.

Moi je me trimbale toujours avec ma boussole au pouce sur des terrains vierges de toute neige. Je sens bien que le club a définitivement basculé en mode hivernal : des photos de ski de fond qui inondent face de bouc, de la glace ailleurs que dans le congélo, une poudreuse bien lourde qui suscite des vidéos remplies de cris de joie… Quand je suis contraint et forcé de jouer l’irréductible orienteur pour encore deux semaines !

david_1Une première semaine qui se conclue par une régionale au cœur d’une bourgade au doux nom de Dourdan, qui se situe on s’en doute au fin fond de quelque chose, en l’occurrence du 91.

Evidemment, il caille sa mère quand on sort de la voiture, mais bien sûr pas de neige, juste une pluie abominable. Bref, du grand classique quoi ! Autre grand classique, encore une carte A3 à l’échelle 1/10000. Mais quand on est ***, on l’est jusqu’au bout, et donc on s’inscrit pour le plus long des circuits histoire de rentabiliser les 3h de trajet aller-retour.

Je disais donc 11km dans une forêt pas toujours très propre et qui pique aussi bien les jambes avec les ronces que les cuisses avec le dénivelé (oui j’ai bien dit dénivelé, il y en a pas beaucoup par ici, mais quand on ne court plus dans les montagnes on perd l’habitude). Chose moins classique, je réussis une course fluide ! Je m’étonne moi-même au fur et à mesure de la recherche des balises de ne jamais prendre un vol, j’en viens même à avoir peur de me planter quand il me reste plus que deux postes. Mais non ça le fait, et je boucle le circuit en 1h18 pour finir à la 12ème place sur 40 coureurs. J’égale ainsi mon meilleur résultat sur régionale en Ile de France sur les circuits élites. Mais il faut relativiser sur la difficulté technique du tracé, pas très importante, et se méfier de celle de la course à venir à Fontainebleau. D’autant que j’ai une revanche à y prendre, étant donné le PM que je me suis tapé la dernière fois que j’y suis allé.

Cette fois, ma « campeona » Caro m’accompagne, inscrite qui plus est sur le violet moyen. Les organisateurs sont des petits truands, parce qu’on sait tous que du violet à Bleau c’est en fait un petit noir qui passe à peu prêt comme une verveine dans le gosier : ça finit par être bon mais c’est toujours délicat à un moment ! Cette fois c’est une départementale, mais toujours avec un niveau digne du coin.

Et c’est surtout une moyenne distance, donc du rythme et de la technicité à gogo. Il va falloir rester bien concentré.david_3_1 A ma grande surprise je réussis pour la deuxième fois consécutive à sortir une course propre, avec des imprécisions mais sans grosse faute. C’est la première fois que ce terrain assez typique me sourit, et c’est pourtant pas faute de ne pas y être souvent. Je me classe 8ème sur une soixantaine de coureurs, bien satisfait de commencer à trouver de la régularité dans mes courses. Caro aussi pointe la balise arrivée avec le sourire aux lèvres. Enfin bon ça c’est habituel, mais je veux dire qu’elle la pointe heureuse d’avoir réalisé une course fluide, sans jamais se trouver dans la situation si bien connue des orienteurs : alors là je comprends rien du tout ! Elle maîtrise ce qu’elle fait sans jamais rester dans le flou : simplification de l’itinéraire, décodage du terrain au cours du déplacement, parfait ! Il ne reste plus qu’à greffer de la vitesse à tout ça. 25ème sur 30 coureurs (et oui, 8ème femme sur 11 il reste encore du boulot, dixit Caro), pas mal du tout ici !

Il fait bien trop froid pour enchaîner avec de l’escalade, donc on opte pour un petit ciné, au top ! On vous conseille d’ailleurs vivement le crime de l’Orient Express ! Et arrivé à la maison, je profite du rangement de l’ultime carte de 2017 pour faire le point sur la saison passée. Et ne voilà-t-il pas qu’un formidable hasard m’a conduit à faire le nombre parfait de courses cette année, à savoir 48 ! La Lozère restera toujours enfouie en moi même si j’ai une envie folle de fouler la neige Auvergnate pendant les vacances… A bientôt les Bougnats !

Actu David