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LA VIDEO DU TRAIL HIVERNAL 2018

Jeudi 16 février, deuxième manche du CRIFCOU (championnat régional d’Ile de France de CO universitaire).

 C’est toujours sympa d’aller engranger des balises en semaine, surtout quand on poinçonne au boitier et qu’on peut analyser ses temps ensuite. D’autant que le niveau est là avec quelques coureurs qui viennent de clubs et évidemment des étudiants licenciés pour certains d’entre eux.

CONormandie_2Les organisateurs me mettent d’ailleurs la pression en m’annonçant que le meilleur a tourné le circuit de 4,8 km en 28 minutes juste avant que je m’élance. C’est un circuit typé sprint long dans le parc urbain de Suzanne Lenglen à Paris qui tient aussi pas mal du complexe sportif (terrains de tennis, stades…). Il y a une zone hyper technique avec des passages couverts dans tous les sens où il ne faut pas se mélanger les pinceaux entre le dessus et le dessous mais le reste passe assez bien en anticipant.

Je boucle le circuit en 26’22’’ et vole du coup la première place en laissant en caution un poumon.

Tout est ok, je me sens prêt pour affronter la régionale longue distance au CN de dimanche dans la forêt de Grimbosq prêt de Caen. Mais c’est le drame du PM (poste manquant) qui m’y attend.

CONormandie_1Deux éléments très proches par la définition (cuvette et trou) et par la distance, deux numéros qu’on peut confondre (155 et 156), de la fatigue et de la vitesse et voilà le tour est joué : je poinçonne la mauvaise balise sur la toute fin du parcours. Je ne le sais forcément qu’au moment de vider le doigt à la GEC (gestion électronique de course), ce qui m’a fait passer par trois états successifs bien distincts :  la perplexité puis l’envie d’étrangler l’arbitre et enfin la dépression au moment où j’ai réalisé que seule une personne dans le club peut faire des PM de ce style : mémé dixit super boulet. Finalement, l’arbitre échappe à une mort atroce mes mains autour de son coup parce que je me raisonne et me dis que c’est un fait de course et que c’est comme ça. N’empêche que c’est dommage parce que j’avais assez bien couru (des imprécisions en entrée de carte toujours quand même sinon c’est pas drôle) et que j’aurais tapé la cinquième place sans ma boulette. C’est pas cette fois que je marquerai des points.

Caro, elle, en marque des points. Alignée sur le violet moyen (6,5 km), elle trouve tous les postes, ce qui, comme on le sait, n’est pas si facile et n’est pas le cas de tout le monde. D’ailleurs elle trouve même le poste qui me manque, et avec le même interposte pour y parvenir. Elle est forte quand même, ou je suis mauvais, à voir ! Elle finit 8ème sur une dizaine de coureurs sur le violet, niveau qui passe tout seul maintenant pour elle, surtout dans les forets Normandes, denses en chemins.

La végétation pas toujours fiable sur la carte ne la piège pas grâce à sa toute nouvelle compétence à simplifier la carte, notamment le relief. Finalement, ce qui l’empêche d’aller plus vite c’est la tentation que représentent les lignes directrices pour se déplacer et qui l’empêchent de prendre les risques de faires des sauts de ligne, de prendre des azimuts dans les parties courantes de la forêt. Une seule grosse erreur (une belle quand même, un mini hors carte) à déplorer mais il en faut forcément une sinon c’est pas tout à fait de la CO !