Alex P avait choisi de courir ce trail pour sa réputation montagne et il n’ai pas été déçu. Départ samedi à 4h de Val d’Isère pour 70 km et 5200 m de dénivelée.

Au retrait des dossards, ça parle pas trop français et je réalise qu’il y a du beau monde dont le champion du monde. Ce n’est pas très chaleureux et l’ambiance est plutôt de type coupe du monde ! Mais où je suis tombé là !

High_trail_vanoise_2Avec ce gros plateau ça part assez vite le lendemain à 4h. Je pars à mon rythme et reste dans ma bulle en essayant de ne pas trop m’occuper des autres. La première montée nous emmène presque au sommet de la Grande Motte à 3500 m. Pour monter sur le glacier, on ne savait pas si les « chaines » seraient obligatoires. Tout le monde les met mais je décide de ne pas le faire car n’ai jamais essayé d’une part et puis je me dis que ça glissera mieux dans la descente J En effet la descente de la Grande Motte est un régal. A moitié en glissant, je suis content de ne pas me flinguer les cuissots dès les premiers mètres de D-, ce qui aura été ma grosse appréhension (forcément pour faire du D- en Auvergne c’est compliqué). Je cherche les névés sur le bord jusqu’au dernier pour me préserver au maximum. Fin de la première descente, il reste grosso modo 40 km avec deux longues montées et descentes, mais je ne suis pas trop entamé. La deuxième montée fait très mal en revanche et certains commencent les arrêts « j’en peux plus je suis au bout ». Le paysage est somptueux et les bouquetins sont là pour les encouragements.

Je suis content d’être là et je positive vraiment ! S’en suit une longue-longue descente mais heureusement le ravitaillement est copieux et l’ambiance musique locale fait plaisir. Je remarque que j’attaque méchamment les Tucs au ravito, un signe qui ne trompe pas. Ca commence à être long alors que nous sommes en bas de la dernière montée vers le col de l’Iseran puis l’Aiguille Pers qui est interminable. Je me fais un copain italien à peu près dans le même état que moi et on s’aidera pour atteindre le sommet. Les nuages grossissent mais on a encore une superbe vue au sommet, arrêt obligatoire pour savourer.

On retrouve la neige à la descente, dans laquelle on s’enfonce et on se cryogénise les mollets ! Je casse un bâton mais peu importe il n’y a plus que de la descente…ce que je croyais ! Il reste 300 m à monter, mais pas des moindres, surtout quand on ne les attend pas. La descente vers l’arrivée est une délivrance bien que je me surprenne à encore lâcher les chevaux à la descente alors que mes genoux sont en feu. Je finirai en 11h25 à la 34 ème position, déjà bien content de finir ! Si je ne me souviendrai pas de ce trail pour l’ambiance, la beauté des tracés en fait un parcours incontournable pour qui aime courir en montagne.

Actu Alex P