Après une année 2017 en stand by faute de temps, les jambes démangent un peu, forcément. Mais avoir envie et être prêt sont deux choses différentes.

Le trail du Nipalou fut le premier trail long que je fis il y a 13 ans. J’avais eu du mal à faire les derniers mètres, plié par les crampes et avançant en marche arrière. La douleur s’était partagé le podium avec la joie d’avoir terminé…

nipalou_2Les années ont passé, l’eau de la Truyère a coulé sous les ponts, mais le terrain ne ment pas et malgré un peu d’expérience, je savais ce qui allait se passer si je m’engager sur le 46 kms ce 29 octobre. Peu importe. Cette course conviviale, à dimension humaine, au parcours varié et agréable me plait.

Je valide la veille (dans ma tête) ma participation. Nous sommes de sorti le soir et il manquera des heures de sommeil (en plus du reste), mais je ne suis plus à ça près.

Je prends le départ à 9h, dans le brouillard et le givre, par – 2°, après avoir revu quelques têtes connues, et bavardé un peu avec Cécile et Laurent Brette, toujours impliqués dans l’organisation.

Le départ est prudent et je cours à ma main, sachant qu’il faut en garder pour la fin. On alterne montées et descentes, pistes forestières, singles et hors-piste. Le parcours que je connais bien est très plaisant. Malgré l’allure plutôt lente, la première partie se passe bien, et j’arrive le long de la Truyère surpris de courir encore à plus de 11kms/h, après 32 kms de course. C’est peu pour certains, mais convenable pour moi dans ce contexte.

Je savais les 12 derniers kilomètres difficiles, car il reste de la dénivelée et les côtes s’enchaînent. Mes jambes, apparemment, ne s’en rappelaient plus. L’allure ralentie mais les crampes s’installent. Il faudra les gérer sur toute la dernière partie. L’expérience fait le reste et j’avance malgré tout, pour me relâcher enfin dans la dernière partie descendante, peu avant l’arrivée.

Je savais ce qui m’attendais et il n’y a eu ni surprise ni miracle. Il y a eu, en revanche, et malgré les douleurs bien réelles et la fatigue dues au manque de préparation, le même plaisir à faire cette épreuve simple, belle et sans prétention.

Résultat : 24ème sur 66 arrivants, en 5h24

Actu Olivier B