XTTR63 - 10 déc : A la conquête de Super-Besse
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LA VIDEO DU TRAIL HIVERNAL 2018

Qu’est ce que je fais là ? C'est la question qui nous a accompagnés quelques oranges, ce dimanche 10 décembre, lors du trail “à la conquête de Super Besse”.

"Tourner le temps à l’orage, revenir à l'état sauvage...Sentir le vent qui se déchaîne, battre le sang dans nos veines…” C'est avec ces paroles de circonstances que notre feu Johnny national nous motive juste avant le départ. Même si ça n’arrête pas la pluie et que ça pique un peu les oreilles (surtout en ce moment) c’est toujours quelques degrés de gagnés !

TOP départ !! C’est derrière Damien, converti en lièvre de garenne à doudoune pour l’occasion, qu’on s’élance pour un tour du village. Pourquoi je suis là déjà ?

Le début du parcours est roulant, des petites descentes sympas où il faut rester vigilant. Comme d’habitude, ça part vite. Il fait chaud… Je commence à regretter la goretex et le pantalon étanche. C’est gras, il pleut… Pas de jambes. Pas envie… Et cette fichue chanson que je déteste qui tourne en boucle “ Il suffiraaaaa d'une étincelle”. Mais bordel qu’est ce que fou là ??

Aller, mode raid ON : on avance pas à pas sans se faire mal, ça fera un bon entrainement. Arrivé sur le plateau le vent annoncé est bien là. Saisissant.  D’abord sur le coté, puis de face… Puisant le fourbe, il ralenti un rythme déjà bien lent. Finalement la goretex et le pantalon étanche ne sont pas de trop et je repense aux quelque uns que j’ai vu en short ou en mode minimaliste (c’était une belle connerie ce jour là). "Laisser derrière toutes nos peines, Nos haches de guerre, nos problèmes…” même avec ces conditions météo merdiques Johnny est encore là, morceau de relou !

Rattrapé par Christophe C et Christophe D dans cette mission, ça fait du bien d’échanger quelques mots et une tranche de saucisson. Pourquoi ils sont là ?

Et ces fadas au bord du chemin ? Qu’est ce qu’ils font là ?? Ils nous attendent. Pour nous indiquer la direction, nous encourager, nous donner un morceau d’orange ou de banane. Ça fait du bien.
Cyril est l’un d’eux. Il me dit de faire gaffe dans la descente sur le lac Pavin. Connaissant l’artiste je me dis que ça doit vraiment être cragnos. Effectivement, chaque pas est une invitation à se mettre au tas. Concentration maximale de rigueur. Je croise Damien l’air soucieux dans la descente. Il pense qu’il faut arrêter la course. La décision n’est pas facile à prendre. On a tous envie d’aller au bout de l’aventure, mais quand la nature est plus forte il faut savoir s’incliner. Ce n’est pas une faiblesse, n’en déplaise à certains qui parfois se surestiment parce qu’ils ont un numéro épinglé sur le torse…

Arrivé au Pavin les bénévoles nous annoncent que c’est terminé et nous invitent a rentrer dans la salle pour boire une soupe chaude. C’est pour ça qu’on est là en fait ! Pour courir dans la bouillasse sous la pluie, se faire fouetter le visage par le vent. Sentir la nature. Pour travailler les appuis, chercher la trajectoire qui évitera (ou pas) les flaques d’eau gelées sous la neige fondue… Pour avoir "ALUMER LE FEU...ALUMER LE FEU" en boucle pendant 2h dans la tête, même si tu trouve ça excessivement énervant :-)

C’est pour toutes ces petites choses, inutiles et extraordinaires qu’on était là !!

Une mention spéciale et un grand merci aux bénévoles qui étaient présents sur les bords des chemins et aux ravitos !!!

Coté résultats :
- Lore termine 10em  en 2h26’ sur le 15 km
- Samuel termine 35em en 3h15' sur le 25 km
- Les deux Christophe en duo et Clément, sur le 25, sont stoppés peu de temps après la (sage) décision d’arrêter la course au Pavin
- Chystel sur le 15 km en duo avec Etienne sur le 25


Parce que à XTTR on partage, voici en bonus, les 3 conseils de raideur à l’attention du trailleur pénible (qui n’est pas majoritaire mais encore trop présent à mon gout) :
- Pour celui qui ne comprend pas pourquoi on arrête la course alors qu’il se sentait capable d’aller au bout : viens faire un tour du cote de l’organisation pour comprendre, au trail hivernal du Sancy en janvier par exemple !
- Pour celui qui se gèle avec son coupe vent de 47 grammes : consultes meteoblue.fr avant la course et adaptes ta tenue en conséquence (90 km/h de vent et température ressentie de -17°C annoncée)
- Pour celui qui était désespéré de ne pas etre classé :  fallait juste aller plus vite ;-)

 

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