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LA VIDEO DU TRAIL HIVERNAL 2018

Retour sur la TDS, juste 2 ans après avoir fondu les plombs au Cormet de Roselend, une revanche à prendre cette année.

 

A la remise des dossards la nouvelle tombe, pas de passage au passeur de Pralognan et départ retardé à 8 h du matin à cause des orages prévus dans la journée.

Petite déception, car je m'étais bien préparée à affronter cette terrible montée mais c'est la montagne et il faut penser aux bénévoles qui sont exposés sur les cols.

tds2Le départ est donné de Courmayeur sur la musique de pirate des caraïbes, à partir de là, le but est pas compliqué… éviter le sabordage, et arriver à bon port à Chamonix le lendemain, 123 km plus loin.

La première partie du parcours jusqu’à Bourg St Maurice s'est assez bien passée, du ciel bleu et des paysages superbes (faut passer le temps dans les bouchons) au point le plus haut du parcourt (col Chevannes), une bonne douche avec des beaux éclairs avant le col du petit St Bernard et un séchage tempéré dans la descente sur Bourg St  Maurice.

Je prends du temps au ravito pour manger, changer de chaussures.

La suite du parcours, variante qui nous amène au Cormet de Roselend est une alternance de singles montants et descendants assez sympas, mais pour finir jusqu'au col par 6 km de montée par la route.

L'orage craque juste avant d'arriver sous la tente du ravito, une bonne pause pour se changer avant la nuit , manger (mange ta soupe me lance ma fille...) et c'est reparti avec la patate à l'assaut du col de la Sauce.

La montée bien négociée avec les mollets d'un italien en point de mire, à l'attaque de la descente sur la Gitte, ma lampe ne veut pas passer en mode supérieur, je râle et l’Italien disparait dans la descente

Je suis obligée de rester avec des groupes de coureurs pour y voir clair, la pluie a rendu les descentes glissantes et quelques gamelles plus loin, après le hameau de la Gitte, la longue montée vers entre deux Nant , et j'atteins le ravito du col du Joly  juste avant une grosse averse. Encore une bonne pause pour m'alimenter, et s'est parti dans le brouillard avec la descente sur les contamines ou je suis obligée de marcher sur une bonne partie de la descente car je n’ai pas assez de lumière, ce n’est pas le moment de se prendre une mauvaise gamelle.

Enfin après 90 km,  le ravito des contamines, le mental est bon car les jambes répondent bien et il reste une dernière ascension avant le final.

Romane me fait ingurgiter une grosse tasse de soupe de vermicelles et  je sors du ravito avec l’envie d’attaquer la dernière bataille avec la montée vers le col du tricot, véritable mur de 600 D+ sur 1.5 km. 

Le ballet des frontales à l’approche du col est un beau spectacle, le cerveau est déconnecté,  je négocie la montée avec l’ordre de ne jamais lever la tête et surtout rien lâcher, et se battre jusqu’en haut.

J’entends les bénévoles qui encouragent les coureurs au sommet, ouhha c’est fait, le jour se lève avec la vue sur le glacier de Bionassay, il reste 17 km pour atteindre Chamonix en gérant les descentes en douceur car les cuissots sont massacrés et savourer les derniers km après les Houches.

tds_1C’est la grosse ambiance dans le centre de Chamonix, l’arche d’arrivée en vue, un grand moment d’émotion avec la boule dans la gorge. Romane et Olivier sont à l’arrivée, leur assistance a été importante pour regonfler le mental. 

Finisher en 25h30, peu importe le classement, mon challenge est bouclé avec deux ultra en 3 mois, le corps à tenu, l’envie était forte, et vivre à fond cette passion qui permet de repousser ses limites.

Merci à tous pour vos mots d’encouragement et de soutien.

Actu Francoise