Voici le récit d’une course qui a bien commencé ....

L’UTCAM c’est 145 km et 10000 d+ de Nice à Saint Martin Vésubie.

Pour moi c’est l’occasion de me lancer sur l’ultra à la maison, et de tenter de rejoindre le départ de mon premier trail l’an dernier à Saint Martin.

Le départ est donné à 16h30, il faut tout de suite penser à boire et je passe la tête sous toutes les fontaines du tracé. (38°C, on perd un peu l’habitude dans le Sancy !)

UTCAMAu km 10 je trouve mon rythme, positionné autour de la 20-30 ème position, je suis confiant pour la suite et profite de la vue sur la mer au fur et à mesure que l’on atteint les hauteurs. La nuit commence à tomber, et je m’en réjouis, la température va peut être descendre ?

Au km 34, il est autour de 21h, c’est l’heure de la première base de vie, de la soupe et de boire beaucoup d’eau. C’est aussi l’occasion de faire le plein d’ondes positives auprès de ma famille qui est venu me soutenir. Prochain ravito dans quelques heures et prochaine base de vie au lever du jour si tout va bien. Mon beau frère fera la longue montée depuis le fond de vallée jusqu’au Brec d’Utelle avec moi, nous passons un bon moment dans la nuit. Une petite douleur derrière le genou commence cependant à se faire sentir ; je l’ignore, c’est normal d’avoir mal partout sur un ultra ! Je profite plutôt du ciel étoilé et de l’ambiance que mettent les bénévoles et spectateurs tout au long du parcours. Les lumières de Nice apparaissent loin derrière maintenant et seules les frontales des coureurs animent le paysage.

Au km 60, il est 3h30 et je suis toujours sur les bases d’une arrivée dans les 30h (histoire d’aller me coucher le samedi soir). Le moral est là, les jambes aussi, en revanche la douleur derrière le genou est de plus en plus forte et commence à m’inquiéter.

Plus que de la descente (mais quelle descente !) pour la deuxième base de vie située au km 76. Les kinés pourront peut être me remettre d’aplomb pour repartir tout frais sur la deuxième moitié (la plus belle et la plus typée montagne). Mais finissant presque sur un pied, je comprends que repartir est une hérésie, « sauf si je veux me faire péter le tendon pour de bon » (dixit le kiné).

C’est la boule au ventre et les larmes aux yeux que je vais rendre mon dossard, quelle déception ! Choix des chaussures ? Mauvaise hydratation ? Il y a sans doute une raison à cet ennui mécanique, il faudra la trouver et revenir. Bravo à tous les finishers !

Maintenant repos, et dès que possible vtt et grimpe (avis aux amateurs) en attendant la neige…

Alexandre Parisot